Rêvons nous d'immortalité,
Ou d'un éphémère bonheur ?
Vivre une triste éternité,
Soit un court instant de candeur.
Cette idylle paradoxale,
Nous embrasse comme nous blesse,
Apercevant l'issue fatale,
Nous subissons coups et caresses.
Les uns nagent à contre courant,
De ceux se laissant emportés,
Et sur la berge, nonchalants,
D'autres observent sans se mouiller.
Dans le doute s'abstient le sage,
Mais entre regrets et remords,
Nous tournons dans nos tristes cages,
Attendant qu'arrive la mort.